Programme d'actions


 


La Conférence mondiale des Religions pour la Paix (“Religions pour la Paix”) est le rassemblement multi-religieux mondial le plus vaste et le plus représentatif, travaillant depuis 1970 à promouvoir une action commune pour la paix. Elle a son siège à New York et est accréditée auprès des Nations Unies. Elle agit au travers de conseils religieux qui lui sont affiliés dans soixante-dix pays sur six continents.

 


Extrait de la Libre Belgique du 21 -12-2007




... plus de photos:

Bruxelles, le 15 Novembre 2007

Communiqué de presse :

La « Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (WCRP) - Belgique » annonce la création du Conseil des leaders religieux de Belgique. Elle aura lieu ce mardi 20 novembre 2007, au Château Sainte Anne, rue du Vieux Moulin à Auderghem, 1160 Bruxelles. Elle sera suivie d’une conférence de presse à 17h.

Ce Conseil, au niveau national, a deux objectifs : être un instrument de dialogue au sein des différentes religions implantées en Belgique ; être l’interface entre - les religions – et, les autorités civiles et politiques.

Cette première session de travail est le fruit de rencontres et de consultations effectuées depuis plusieurs mois par WCRP-Religions for Peace /Europe et Belgium, auprès des leaders spirituels Bouddhistes, Chrétiens (différentes Eglises), Hindous, Juifs, Musulmans et Sikhs (ordre alphabétique). Ces leaders se réuniront sur un pied d'égalité et en solidarité. Ils définiront eux-mêmes la façon d’établir la constitution de ce Conseil, ses statuts, et ses moyens opérationnels avec l’aide de délégués qu’ils désigneront et qui se réuniront plus régulièrement.

Les leaders sont convaincus de la nécessité de créer un Conseil Inter Religieux (IRC) au niveau national pour renforcer le bénéfice qu’apportent déjà les nombreuses "plateformes" interreligieuses/ multireligieuses/ interconvictionnelles qui existent à d’autres niveaux. Ils veulent intensifier leur rôle face aux enjeux sociaux.

Sur base de son expérience en la matière, spécialement en Europe, Religions for Peace a été sollicité pour faciliter la mise en place d’un tel Conseil.

Dans la situation actuelle que vit la Belgique, la création de ce Conseil des leaders religieux au niveau national revêt une importance toute particulière. Il souligne la richesse que peut offrir la coexistence de ces communautés ethniques, culturelles et religieuses qui composent notre pays. En synergie, les religions peuvent apporter leur contribution et des réponses aux nouvelles questions qui se posent, pour un meilleur «vivre ensemble dans la diversité et la cohésion» à notre société belge.

Liste des personnes attendues :

Leaders spirituels :

Dr. Al-Yahya Abdulaziz
Mrg. Danneels Godfried
Mr.Guigui Albert
Dr.Innes Robert
Mr.Janssens Herman
Rev.Karta Lama
Dr.Liagre Guy
Mr.Mahfoud Hany Ahmed
Mr.Mehta Ramesh
Mrg.Pantéleimon
Mr.Renneboog Francis
Rev.Sudhiñanavides Phra
Mr.Ugurlu Semsettin
Directeur du Centre islamique à Bruxelles - Musulman
Cardinal – co-Modérateur ECRL(*) - Catholique
Grand Rabbin - Juif
Canon - Senior Chaplain and Chancellor of Holy Trinity - Anglican
Président de Radhadesh. - Hindou
Direction spirituelle des Instituts - Bouddhiste tibétain
Président du synode de l'Eglise protestante unie de Belgique - Protestant
Théologien, professeur de religion islamique à Liège - Musulman
Jaïn
Métropolite de Belgique, Exarque des Pays-Bas et du Luxembourg - Orthodoxe
P résident du synode des Eglises évangélistes de Belgique - Protestant
Bouddhiste theravada
Vice-Président du Conseil théologiens.de l’Exécutif des Musulmans

Religions for Peace :

Jehangir Sarosh :
Vebjorn L. Horsfjord :
Iliano Yolande :
M’rad Dali Fayçal :

Président religions for peace/ Europe - co-Modérateur ECRL
Secrétaire general : European Council of Relgious leaders ECRL
Président WCRP-Belgium - co-Coordonator Women of Faith Europe
Secrétaire général WCRP-Belgium

(*) European Council of Religious leaders (ECRL) : http://www.religionsforpeace.no/index.cfm?id=91145

Contact :
Yolande Iliano Président WCRP-Belgium
Tel : 02 374 77 33
Fax : 02 374 77 33
GSM : 0477 94 91 36
Rue Engeland, 332
1180 Bruxelles
WCRP-Belgium : http://www.wcrp.be


De hauts responsables religieux musulmans et chrétiens de Palestine

instituent un conseil interreligieux sans précédent

New York, 7 novembre 2007.

Le Conseil des Institutions religieuses de Terre Sainte, animé par de hauts responsables juifs, chrétiens et musulmans, a pris l’engagement de promouvoir la paix au Proche Orient et s’est voué à la protection des sites tenus pour saints par chacune des trois communautés.

Dans un communiqué, les membres du Conseil déclarent : “Nous, croyants de ces religions, avons été placés sur cette terre, juifs, chrétiens et musulmans. Il est de notre responsabilité de trouver la bonne manière de vivre ensemble dans la paix plutôt que de nous combattre et de nous entretuer”

Le Conseil a commencé à se réunir le lundi 5 novembre à Washington avec des responsables religieux américains et des représentants du gouvernement des Etats Unis. Les membres du Conseil ont déclaré :

“Chacune des trois communautés devrait traiter les lieux saints des autres d’une manière qui respecte leur intégrité et leur indépendance, et éviter tout acte de profanation, d’agression ou de déprédation.

Trois co-présidents de Religions pour la Paix sont au nombre des fondateurs du Conseil. Ils faisaient partie de la délégation de dix membres qui a rencontré les officiels américains. Ce sont le grand rabbin David Rosen, président de la £commission juive internationale pour les consultations interreligieuses, Sa Béatitude Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, et le sheikh Tayser Rajah al-Tamimi, juge suprême des tribunaux de la Sharia en Palestine.

Le sheikh Tamimi a dit : “Toutes nos religions doivent être irrévocablement engagées à construire ensemble une paix juste.”

Le rabbin Rosen a dit : “La paix ne se réalisera en Terre sainte que lorsque les aspirations politiques et religieuses légitimes des juifs, des chrétiens et des musulmans seront réconiliées grâce à un dialogue et une coopération honnêtes.”

Le travail du Conseil a été facilité par M. Trond Hakkevig, envoyé du Comité de l’Eglise de Norvège pour les affaires œcuméniques et internationales. Le gouvernement norvégien est l’un des principaux soutiens du Conseil.

Ce même lundi, les hauts responsables religieux palestiniens se sont mis d’accord pour aller plus loin en créant un Conseil interreligieux / Palestine de Religions pour la Paix, formé des plus hauts responsables musulmans et chrétiens palestiniens. Ils se sont engagés à travailler ensemble à promouvoir la paix par la coopération pluri-religieuse en Palestine et à l’extérieur de ses frontières.

La Conférence mondiale des Religions pour la Paix (“Religions pour la Paix”) est le rassemblement multi-religieux mondial le plus vaste et le plus représentatif, travaillant depuis 1970 à promouvoir une action commune pour la paix. Elle a son siège à New York et est accréditée auprès des Nations Unies. Elle agit au travers de conseils religieux qui lui sont affiliés dans soixante-dix pays sur six continents.

 

European Council of Religious Leaders/Religions for Peace (ECRL) is a body of senior religious leaders of Europe's historic religions including Christianity, Judaism, and Islam, with Buddhists, Hindus, Sikhs and Zoroastrians in Europe who have committed themselves to cooperating for conflict prevention, peaceful co-existence and reconciliation. ECRL is a participating body of the World Conference of Religions for Peace.


Brussels - November 9th, 2004
Colloquium organized by
The European Council of Religious Leaders
Statement on the Present Situation in Kosovo / Déclaration
Forging Peace through Multi-Religious Cooperation /Construire la paix
Lecture by
Chief Rabbi René-Samuel SIRAT,
Former Chief Rabbi of France
Antisemitism and Islamophobia in France:
Responsibility of Religious Leaders in the Fight Against these Dangers
Lecture by
Imam Dr Abduljalil Sajid
Chairman Muslim Council for Religious and Racial Harmony UK
Member Commission on British Muslims and Islamophobia
Islamophobia:
A new word for an old fear

s

Statement on the Present Situation in Kosovo


Communiqué from the European Council of Religious Leaders/Religions for Peace
Leuven, Belgium
7-10 November, 2004


The growing dissatisfaction and frustration within both the Kosovo Albanian and Kosovo Serb communities have been clearly heard as the European Council of Religious Leaders/Religions for Peace (ECRL) met in Leuven (Belgium) on 7-10 November 2004. Religious leaders from South East Europe, including those of Kosovo, were among those participating in the meeting together with representatives of European political institutions and international guests.

As a result of deep, frank and fruitful discussions, ECRL came to the following conclusions:

The international community was taken by surprise by the ethnic violence which resulted in many victims, destruction of houses and religious sites in March 2004. It had failed to understand the depth of the frustration of the population and to defend the rights of the minority. A serious lack of economic progress, together with the absence of a clear political direction and the pressure on the minority population has contributed to this situation.

The ECRL acknowledges the past suffering of the Albanian population and the current sufferings of the Serb population. The fact that only a small number of Serbian national refugees have been able to return, as well as refugees from other non-Albanian communities, is a continuing cause of grave concern for the ECRL. In order to create all necessary conditions and an atmosphere to enable the safe return of refugees and internally displaced persons, it is essential that religious and church communities, local communities and international institutions all fulfil their responsibilities.

The ECRL demands respect and protection of all human rights, in accordance with democratic principles and international law, including the fundamental rights to life, freedom of movement, justice, property, employment and human dignity.

The ECRL commends the initiatives taken by the international community represented by UNMIK, UNESCO, the Council of Europe and through the Provisional Institutions of Self Government (PISG) to plan the reconstruction of religious and cultural sites damaged in March 2004 in Kosovo. While understanding the need to define a framework for the rebuilding, we regret the lengthy process which so far has failed to produce concrete results on the ground. The frustration created within the Serb community by this slow process can be understood, but we urge the immediate re-establishing of cooperation between all communities and parties.

Religious sites are places of peace with a unique symbolic character for the past, present and future for every religious community and for the entire society. To rebuild those Islamic and Christian religious sites that violence, war and hatred have destroyed during recent years, would give hope for a common future in Kosovo in which minorities are welcomed and their rights protected.

Kosovo has a profound need for concrete inter-religious efforts which demonstrate commitment to reconciliation. To achieve this, the ECRL recommends the immediate revival of the Working Committee of the Inter-religious Council of Kosovo at local and regional levels, gathering representatives of the churches and Muslim community, to identify and to discuss issues of common interest.

The members of the ECRL call upon the religious leaders of Kosovo to acknowledge and confess our shared responsibility before God and our brothers and sisters of all communities. We are all conscious of our moral obligation to work together for the establishment of a new environment of dialogue, mutual trust and sincere cooperation.

 

Forging Peace through Multi-Religious Cooperation

Communiqué from the European Council of Religious Leaders/Religions for Peace
Leuven, Belgium
7-10 November, 2004


Members of the European Council of Religious Leaders/Religions for Peace (ECRL)
reiterated their commitment to multi-religious cooperation for a just peace and stability in Europe. The ECRL offers its partnership to the European institutions, believing that such partnership is essential in addressing and resolving the challenges Europe confronts in its present transformation.

Its third meeting since its inauguration in 2002 was convened in Leuven, Belgium. Belgium's capital Brussels is today a city that symbolizes for so many Europeans and countries the new Europe that is under construction. During the meeting, senior religious leaders from diverse religious traditions and many parts of the continent continued to have dialogue with one another. Representatives of political institutions with responsibilities to uphold and enhance peace, democracy and stability in Europe such as the European Union (EU), Council of Europe, NATO and South East Europe Stability Pact took an active part in this dialogue.

ECRL welcomes the major enlargement of the EU that took place May 1 2004 when the EU embraced 10 new member states. Other states are in the process of negotiating for membership. Among them are countries in the Balkans, as well as Turkey as the first country with a Muslim majority population. This transition brings both challenges and new opportunities. ECRL maintains that the EU needs partners in civil society to be successful in this process. The Council offers partnership and commits itself to work together with the EU and its institutions as stated in a document adopted in this meeting. ECRL brings European churches, mosques, synagogues, temples and gurudwaras into networks that transcends national boundaries throughout the entire European region and are related to the wider world.

ECRL urges the EU to set up a mechanism for regular, transparent open and genuine dialogue with religious communities in accordance with article 52 in its new Constitution. Such a mechanism should be inclusive, participatory and non-competitive and aim at helping the EU to better understand the prevailing religious sentiments in the different regions and traditions of Europe. This mechanism should provide an arena for mutual sharing of ideas and initiatives for peace and stability. ECRL is ready to serve as one of the major partners in this endeavor.

The ECRL condemns the recent violent acts in Europe, including murders, and any acts of violence. Violence in the name of religion is violence against religion. Hatred in the name of God is hatred against God.

ECRL deplores bans on religious articles and symbols including Muslim headscarves, Jewish skullcaps, large Christian crosses and Sikh turbans in public schools. ECRL is of the opinion that the wearing of prescribed religious attire should not be seen as a threat to secular principles of any state. ECRL considers that such a ban threatens individual freedom to practice religion and is therefore an infringement of universal human rights.

The members of the ECRL noted with great concern the rise of Anti-Semitism, Islamophobia and other expressions of racism in Europe. ECRL supports the work of the European Centre on Racism and Xenophobia (EUMC) and recommends all faith communities to make proactive efforts to combat racism, e.g. educational programs and youth exchange.

Special guests at this ECRL meeting have been senior religious leaders from countries of South East Europe. During the meeting these leaders have been actively engaged in a dialogue to follow the way of truth, justice and reconciliation in their own countries.

ECRL encourages the Inter-Religious Council of Bosnia and Herzegovina and the Inter-Religious Council of Kosovo to continue their commitment to work for healing the scars of war and building a just peace. There are deep lessons to be learned, bitter lessons taught by brutal recent ethnic conflicts and hopeful lessons born of the courage to forge a lasting peace. ECRL likewise encourages the religious communities and others in Bosnia and Herzegovina to contribute to the realization of a Truth and Reconciliation Commission for the country.

Additionally the ECRL encourages the continued initiative of the international community, particularly the Council of Europe and UNESCO in the reconstruction of religious sites and monuments in Kosovo. It calls upon these bodies to extend their assistance to the Islamic community in Serbia as well.

ECRL also welcomes the development and advancement of a network of religious leaders from South East Europe to continue to have dialogue, share experiences and seek ways to forge peace, stability and security throughout the region.


European Council of Religious Leaders/Religions for Peace (ECRL) is a body of senior religious leaders of Europe's historic religions including Christianity, Judaism, and Islam, with Buddhists, Hindus, Sikhs and Zoroastrians in Europe who have committed themselves to cooperating for conflict prevention, peaceful co-existence and reconciliation. ECRL is a participating body of the World Conference of Religions for Peace.


Communiqué from the
Executive Committee of the European Council of
Religious Leaders/Religions for Peace (ECRL)
Moscow, Russia
March 23, 2004


We, the members of the Executive Committee of the European Council of Religious Leaders (ECRL) convened in Moscow, are deeply disturbed by increasing violence at the heart of Europe and
the
dramatic developments in the Middle East.

We express our condolences to the Palestinian people upon the unlawful killing of one of their leaders, as well as our condolences to all those who have suffered from the effect of all forms of terrorism in Israel and the whole of Middle East. We are convinced that this policy of extrajudicial killings and continued suicide bombings may escalate the Israel-Palestinian conflict and destroy our hope for a peaceful solution. We appeal to all religious leaders in the region -Muslims, Jews and Christians- to assume responsibility for the creation of the necessary environment for the resumption of the peace process.

We, senior religious leaders of Europe, are shocked by the inhuman and outrageous attack on innocent citizens of Madrid by terrorists. We offer our sincere condolences to the families of the victims. We are deeply moved by the spirit of solidarity expressed by the Spanish people. We applaud the clear statements from Spanish religious communities-Muslim, Christian, Jewish and others-, unequivocally denouncing the attacks as being against our common humanity and contrary to the ethics of all religions. We call upon the religious communities in Spain to continue to stay together in a joint effort to denounce such criminal offences, to comfort the families of the deceased, to heal the wounds of those injured, and to assist in the struggle to combat terrorism.

Meeting in Moscow, we express our feelings of compassion to people living in this city which has recently suffered from deadly terrorist attacks, and also to the people in the Northern Caucasus and other parts of Russia who have experienced terrorist violence.

Synagogues, churches and mosques are being burned down in Europe. We are alarmed by the recent violence and destruction of religious sites in Bugojno, Kosovo, Nis, Belgrade, Gagny and Annecy. We join our partner, the Interreligious Council of Bosnia and Herzegovina, in condemning the murders of innocent civilians. We applaud those religious leaders who have courageously worked for reconciliation, and we call on all religious leaders in the region to unite and speak publicly against violent acts. Representatives of ECRL will travel to the region to support local religious leaders in their efforts towards reconciliation and peaceful coexistence.

The next ECRL full Council meeting will take place in Brussels on 8-10 November 2004. As a preparation for the meeting, the Executive Committee has decided to send a high-level delegation to meet with the leaders of the European Union (EU) and the Council of Europe. One of the issues to be discussed with the EU will be the implementation of article 51.3 of the draft constitution, which envisages “an open, transparent, and regular dialogue between the EU and religious communities in Europe.” We believe that it is important for the EU to establish a mechanism which also provides for multireligious dialogue with organizations such as the European Council of Religious Leader.

Drawing on our spiritual resources, we recommit ourselves to preventing fear and distrust among peoples and communities from spreading, and to strengthening our common hope for a future without injustice and violence.


1st ECRL: 12 Fév 2003 Oslo

Ensemble pour la Paix (*)

12 novembre 2002 - A l'issue d'une réunion tenue à Oslo, des leaders religieux de haut niveau venus de toute l'Europe ont annoncé la création d'un Conseil européen de responsables religieux affilié à la Conférence mondiale des religions pour la paix. La réunion a adopté la déclaration suivante :

Au sein de la Conférence mondiale des religions pour la paix (WCRP) rassemblement mondial de conseils multireligieux engagés pour la paix, nous nous sommes constitués aujourd'hui en Conseil européen de responsables religieux. Nous sommes conscients de l'histoire sanglante des guerres religieuses en Europe ainsi que des tentatives faites actuellement pour déformer les religions en vue d'alimenter des conflits ethniques dans ce continent et dans le reste du monde. Nos communautés s'efforcent depuis longtemps de rejeter cette utilisation abusive de la religion. La création de notre Conseil s'appuie sur notre refus commun de cet abus et témoigne de notre volonté de travailler ensemble pour la paix.


Respectueux de nos différences, nous sommes des représentants à la fois des trois religions historiques de l'Europe et de six autres qui s'y sont installées plus récemment. Nous appartenons à des communautés qui ont un sens aigu de la dignité de la personne humaine. Notre horizon religieux embrasse - et dépasse aussi - les sphères sociales, économiques et politiques de l'existence. Cette vision est à l'origine d'un engagement profond au service du bien commun.

Les responsables religieux que nous sommes sont déterminés à collaborer pour mettre un terme aux conflits, pour réaffirmer, au nom de la religion, la condamnation de la terreur et pour promouvoir la justice et la coexistence pacifique au sein de la diversité des peuples, des religions et des traditions en Europe.

Nous créons ce Conseil à un moment crucial. L'Europe est engagée dans un processus négocié de changement historique dans lequel le libre épanouissement de ses religions, de ses cultures et de ses traditions diverses doit avoir sa place. L'intégration européenne doit aboutir à une union de ce continent fondée sur cette diversité pleinement respectée, non sur une uniformité mono culturelle. En particulier, les décisions prises par les institutions variées qui sont responsables de l'intégration politique de l'Europe doivent tenir compte de la diversité des traditions religieuses et des cultures ainsi que des points de vue exprimés par leurs représentants. Nous nous engageons à clarifier les valeurs partagées respectant la diversité et contribuant au bien commun, et nous adressons un appel aux hommes politiques, au niveau des Etats et de l'Europe dans son ensemble, pour un dialogue sérieux, systématique et continu au moment où nous travaillons ensemble à construire l'Europe comme notre demeure commune. Nous reconnaissons, en particulier, l'importance de l'oeuvre confiée à la Convention européenne. Nous demandons que la constitution à venir reconnaisse l'importance de la religion en Europe et prévoie des procédures appropriées de dialogue avec les religions.


Tandis que le tissu social de l'Europe se transforme, la vie en commun y fait face à de nombreux défis. Le chômage et l'exclusion offrent un terrain fertile à des tensions dans bien des pays. Demandeurs d'asile et réfugiés se heurtent de plus en plus souvent à des frontières fermées. Les partis extrémistes profitent de la xénophobie et du mécontentement. Les populations nomades continuent d'être opprimées en beaucoup d'endroits. La solidarité avec les pauvres s'affaiblit. Le trafic des jeunes femmes, le commerce et l'usage de la drogue, les pratiques mafieuses s'aggravent et sont une menace pour nos sociétés. Il faut répondre à ces défis par des mesures pratiques, mais celles-ci doivent être basées sur des valeurs morales et sur l'éducation. Nous sommes déterminés à collaborer, en tant que responsables, et par nos communautés, pour construire le consensus moral nécessaire pour y parvenir.

En matière de conflits, le rôle de la religion est paradoxal. On peut l'exploiter a des fins de haine et de guerre. Les guerres religieuses, les croisades, les pogroms et les jihads ont marqué l'histoire de l'Europe. Nos religions nous enseignent que cela est mal. Nous sommes déterminés à mettre en oeuvre les ressources morales profondes de nos traditions religieuses en vue de la paix, de la justice, de la vérité et de la réconciliation. Tandis que des fondamentalistes politiques tentent de faire un mauvais usage de ces traditions, nous nous reconnaissons responsables de démontrer que nos communautés sont capables d'agir ensemble pour le bien commun.

L'expérience douloureuse des Balkans et de la Tchétchénie montrent, de façon concrète, que les conflits ne peuvent être réglés par la violence et le terrorisme. Nous condamnons les attentats terroristes comme celui qui vient d'être commis à Moscou. Nous en appelons à une solution pacifique de tous les conflits, et nous sommes engagés à favoriser leur juste règlement. Des conseils interreligieux nationaux indépendants qui font partie du réseau de la WCRP travaillent à mettre un terme à ces conflits. De tels efforts multireligieux nationaux sont essentiels et doivent s'intensifier encore, mais ils doivent être secondés et renforcés par une action multireligieuse pan-européenne. Nous sommes déterminés à fournir une plate-forme européenne multireligieuse pour appuyer les efforts nécessaires en vue de la paix et de la réconciliation entre les fidèles de nos religions et dans l'arène politique.

Dans un univers de plus en plus mondialisé, l'Europe est appelée à contribuer aux efforts entrepris dans les autres continents en vue de construire la paix. Comme responsables religieux, nous sommes préoccupés de la perspective d'une guerre en Irak Tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour une solution pacifique du conflit. Nous nous félicitons des efforts engagés pour résoudre la crise par des moyens diplomatiques et prenons note, en particulier, de l'importance de la stratégie adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous appelons les responsables politiques de l'Irak à se conformer là la résolution de l'ONU. Nous demandons aussi à la communauté internationale de faire respecter la règle de droit applicable, en accord avec les normes morales communément admises sur l'emploi de la force et avec un profond souci des souffrances du peuple irakien.

Le conflit actuel, non résolu, au Proche Orient nous interpelle aussi comme responsables religieux européens. Il est d'une importance cruciale de comprendre le rôle de la religion dans cette situation. Le processus d'Oslo a échoué notamment parce qu'il ne prenait pas suffisamment en compte les dimensions religieuses du conflit. Un effort majeur est nécessaire pour soutenir la coopération entre les communautés de croyants de la Terre Sainte tendant à jeter les bases morales communes d'une paix juste. Nous sommes déterminés à les soutenir dans leur recherche de la paix.

Dans le travail de notre Conseil avec nos communautés et les institutions européennes pour mettre un terme aux conflits, réaffirmer le refus de la terreur et promouvoir la justice et la co-existence pacifique en Europe et dans le monde, nous avons conscience du fait que nos traditions religieuses, chacune à sa manière, nous appellent à l'espérance. Fortifiés par cette espérance, nous relevons le défi de construire ensemble la paix.

Notes du Conseil européen de responsables religieux (Oslo, 11-12 novembre 2002)

Le Grand Rabbin René-Samuel Sirat, de Paris, a fait remarquer que cet organisme est en Europe le premier conseil multireligieux composé de hauts responsables religieux, et qu'il comprend des membres des trois religions historiquement présentes en Europe ainsi que de six religions qui s'y sont établies plus récemment.

L'Evêque Gunnar Stalsett, évêque luthérien d'Oslo, a noté l'histoire sanglante des guerres religieuses en Europe et les tentatives actuelles de déformer les religions pour entretenir les conflits en Europe et dans le reste du monde. Dans un tel contexte, le Conseil doit se fixer pour tâche de travailler au règlement des conflits, de rompre le lien entre la religion et la terreur et de promouvoir la justice et la co-existence pacifique au sein de la diversité des nations, des religions et des traditions en Europe.

Le Cardinal Daneels, archevêque catholique de Malines-Bruxelles, a dit que le Conseil devra faire appel aux hommes politiques européens, au niveau de chaque pays et du continent tout entier, pour un dialogue sérieux, systématique et continu tandis que l'Europe se construit comme la demeure commune de cultures et de traditions diverses.

Le Dr. Mustafa Ceric, grand Mufti de Bosnie-Herzégovine, a fait observer que la coopération interreligieuse est la clé du rétablissement de la paix dans les Balkans. Il a invité le Conseil à soutenir et à renforcer ce qui se fait déjà dans ce domaine.

Le Métropolite Kirill, de l'Eglise orthodoxe russe, a noté que le récent attentat terroriste de Moscou avait mis en évidence les liens de l'extrémisme religieux avec le violent conflit qui se poursuit en Tchétchénie. Il a noté que dans le processus politique en cours pour faire l'unité du l'Europe, les différences religieuses et culturelles doivent être reconnues pour empêcher un "conflit de civilisations".

Les participants se sont félicités de la stratégie adoptée à l'unanimité par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à propos de l'Irak, et ils ont demandé que l'autorité politique irakienne se conforme à la résolution de l'ONU.

La Conférence mondiale des Religions pour la Paix (WCRP) est un rassemblement mondial de conseils nationaux et multireligieux engagés au service de la paix. Le Dr. Vendley, secrétaire général, a fait observer que les leaders religieux européens devaient agir solidairement avec les communautés de croyants au Proche Orient dans la quête d'une paix qui tienne compte des différences aussi bien politiques que religieuses.


(*) Photo du site international de la WCRP :
www.religionsforpeace.org


Prises de position: Avenir de l'Irak et religions
Publié le 16 Mai , 2003 - 16:03
DERNIÈRES INFORMATIONS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

Dr. William F. Vendley

Nouvelles, N° 27 du 6 mai 2003

Avenir de l'Irak et coopération interreligieuse

La Conférence mondiale des Religions pour la Paix s'est engagée à soutenir les communautés que forment les diverses religions de l'Irak dans leur volonté de coopération plurireligieuse. Sur la base des initiatives déjà prises avant le début de la guerre, la WCRP met au point un plan d'action concret dont le but est d'apporter aux peuples de l'Irak espoir et guérison. Des consultations sont en cours avec les chefs religieux irakiens et des partenaires éventuels, notamment l'UNICEF.


S. A. R. le prince Hassan bin Talal présidera à Amman (Jordanie) les 27 et 28 mai prochains une réunion d'urgence du Conseil exécutif de la Conférence mondiale ayant pour thème : Rejeter la violence et promouvoir la paix avec la justice. Cette rencontre de responsables religieux mondiaux sera pour eux une occasion marquante de manifester ensemble leur soutien pour la paix, la tolérance et la justice sociale pour les peuples d'Irak.
Je suis heureux de pouvoir vous donner aujourd'hui un aperçu de ce que sont nos objectifs et nos activités en Irak. Je vous informerai des détails de notre plan d'action quand il aura été arrêté.

La WCRP continue de se prononcer en faveur d'un ordre international juste, servi par des institutions internationales telles que l'Organisation des Nations Unies. La réunion du Conseil exécutif fournira l'occasion de plaider cette cause.
La WCRP accueille volontiers les commentaires des lecteurs et leurs suggestions d'insertion. Les membres de la Conférence sont encouragés à adresser des informations au Dr. William Boltz,
World Conference on Religion and Peace, 777 United Nations Plaza, New York, NY 10017 (États Unis).
Téléphone : (1) (212) 687 2163 Ext. 20 - Télécopie : (1) (212) 983-0566
e-mail : bboltz@wcrp.org.


Coopération interreligieuse en Irak
Plan d'action de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix

I. Objectifs

La WCRP entend oeuvrer en faveur de trois objectifs clairement définis :

1. Répondre au désir qu'ont les communautés religieuses de l'Irak de coopérer pour ce qui concerne les nécessités urgentes du pays.
2. Soutenir leurs traditions de tolérance et de liberté religieuse.
3. Aider les responsables religieux irakiens à construire une structure plurireligieuse pour faciliter la coopération.


II. Processus de mise en oeuvre

Sachant qu'un effort soutenu sera nécessaire pour atteindre ces objectifs, la WCRP a défini un processus initial en quatre étapes en vue de leur réalisation.

1. Envoyer le plus tôt possible une délégation en Irak pour reprendre les contacts avec les responsables religieux et pour prendre la mesure de leurs besoins immédiats et de leurs désirs de coopération en ce qui concerne les secours d'urgence et la reconstruction sociale.

2. Réunir ensuite à Amman (Jordanie) une session d'urgence du Comité exécutif pour progresser dans la voie des trois objectifs mentionnés ci-dessus par la définition d'un consensus et de l'appui à donner à cette cause.

3. Installer sur place, après cette réunion, une représentation qualifiée dont la mission sera :
(a) soutenir les diverses communautés dans leur volonté de coopération plurireligieuse dans les domaines des secours d'urgence et de la reconstruction sociale ,
(b) se mettre à la disposition des responsables religieux irakiens pour servir leur désir de coopération.

4. Réunir en Irak, dès que les circonstances le permettront, une conférence multireligieuse représentative sur la coopération des religions pour la paix. Vu les difficultés auxquelles les responsables religieux irakiens ont à faire face et compte tenu de leurs souhaits, la WCRP offre de soutenir ce projet en étant l'un des initiateurs de cette conférence.


III. Indications supplémentaires sur les trois objectifs.

1. Répondre au désir qu'ont les communautés religieuses de l'Irak de coopérer pour ce qui concerne les nécessités urgentes du pays.
Juste avant la guerre, la WCRP a envoyé en Irak une délégation du Secrétariat international. Celle-ci a rencontré les chefs religieux et le représentant local de l'UNICEF pour mesurer l'intérêt de projets plurireligieux. Encouragé e par les uns et les autres, la WCRP est restée en contact avec l'UNICEF sur des projets plurireligieux.
Concrètement, des projets sont à l'étude relatifs au retour des enfants à l'école et au soutien psychosocial des enfants.

2. Soutenir les traditions de tolérance et de liberté religieuse des communautés religieuses de l'Irak Les diverses communautés religieuses de l'Irak ont des traditions de tolérance et de liberté religieuse profondément enracinées. La WCRP doit les soutenir dans leur effort d'y faire appel pour reconstruire l'Irak sur la base de l'auto-détermination et de la justice sociale. Concrètement, la WCRP aidera les communautés à identifier et à faire connaître à l'intérieur de la société irakienne leurs propres traditions de tolérance et de liberté religieuse.

3. Aider les responsables religieux irakiens à construire une structure plurireligieuse pour faciliter la coopération. L'Irak a une grande diversité de communautés et de traditions
religieuses. Ces communautés ont des ressources spirituelles, morales et sociales indispensables à la reconstruction du pays. La coopération peut aider à ce que ces ressources religieuses soient mises en oeuvre d'une manière constructive et réduire la tentation de leur utilisation au profit d'ambitions sectaires ou limitées à un groupe restreint.
Concrètement, la WCRP mettra à la disposition des responsables religieux irakiens les ressources et l'expérience qui sont les siennes en rapport avec leur désir de créer un mécanisme de coopération multireligieuse en Irak.


Prises de position: Conférence interreligieuse sur l'Irak
Publié le 6 Juin , 2003 à 23:02

De : "Bill Boltz"

Objet : WCRP -- Conférence interreligieuse sur l'Irak


La Conférence mondiale des Religions pour la Paix (WCRP) a réuni à Amman (Jordanie) les 27 et 28 mai une conférence internationale pour discuter de la crise irakienne, eu égard aux conséquences et aux répercussions dévastatrices et catastrophiques du régime antérieur, de la guerre et de l'occupation.


La WCRP a servi d'hôte à des responsables religieux représentant toutes les communautés de l'Irak, ainsi qu'à des leaders religieux mondiaux, des intellectuels, des diplomates et des membres d' organisations humanitaires internationales.

Les discussions ont porté sur les dimensions humanitaire, politique et économique de la crise que traverse l'Irak.

L'objet de la réunion était d'étudier :
1) la crise humanitaire actuelle et les diverses manières dont la coopération multireligieuse peut être renforcée en vue d'y faire face ;
2) les traditions religieuses irakiennes d'acceptation mutuelle et de co-existence qui peut constituer l'une des bases de l'édification de l'avenir du pays ;
3) la gestion de l'Irak sous l'occupation et ses incidences sur la situation présente et sur ce que l'on peut attendre pour l'avenir;
4) le rôle des Nations Unies au sein d'un ordre international juste et ses rapports avec les réalités actuelles de l'Irak ;
5) la nécessité d'une coopération entre les groupes religieux en Irak pour la construction d'un avenir meilleur dans ce pays.

Les responsables religieux irakiens ont exprimé leur appréciation unanime pour les bons offices de SAR le Prince El Hassan bin Talal, modérateur de la WCRP.
Les responsables religieux irakiens ont formulé les recommandations suivantes que la Conférence dans son ensemble a repris à son compte :

Premièrement, que les institutions et agences multilatérales accroissent leur aide humanitaire en coopérant davantage avec les institutions irakiennes, religieuses et autres, y compris les représentants de groupes de femmes et de jeunes.

Deuxièmement, que les forces armées de la Coalition s'acquittent pleinement des responsabilités qui leur incombent comme puissance occupante de fait, dans le respect de tous les traités internationaux pertinents, en particulier la quatrième convention de Genève et les conventions de La Haye sur la protection des civils et la satisfaction des besoins humanitaires des populations des pays occupés.

Troisièmement, qu'un gouvernement national irakien provisoire soit constitué le plus tôt possible pour gérer les affaires du peuple irakien et atteindre ses objectifs au cours de la période de transition.
Quatrièmement, qu'un dispositif irakien soit mis en place pour conseiller le Représentant spécial des Nations Unies.

Cinquièmement, que le gouvernement irakien définitif soit établi sur la base d'élections directes, libres et démocratiques, d'une constitution et d'un régime de droit accordant la même protection à tous les groupes religieux, ethniques et nationaux, tout en sauvegardant la souveraineté de l'Irak et l'intégrité de son territoire.

Sixièmement, que la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, organisation internationale multireligieuse accréditée auprès des Nations Unies, soit mandatée pour suivre l'application des décisions et des recommandations de la Conférence, en partenariat avec les responsables religieux irakiens.

Septièmement, que la WCRP soit invitée à travailler en partenariat avec les responsables religieux irakiens en ce qui concerne des réunions futures à tenir à Bagdad et la création par celles-ci d'un Conseil multireligieux irakien.