Livres


Gabriel Fragnière

Licencié de Philosophie et Lettres de l'université de Lausanne, Gabriel Fragnière a poursuivi des études au collège d'Europe (Bruges) et deux années de recherches aux Etats-Unis (Histoire des religions). Il a obtenu un doctorat de Philosophie de l'université de Maastricht (Pays-Bas).
Il a connu, au niveau européen, une carrière de recherche et d'action dans les domaines de l'éducation, de la coopération universitaire, de la réflexion philosophique et des politiques sociales. Il est le fondateur des Presses interuniversitaires européennes (PIE).
Ancien recteur du Collège d'Europe, il a enseigné la sociologie de la religion au Centre d'études sociales de la Central European University, à Varsovie.
Il est actuellement président de l'Association européenne: Forum Europe des Cultures.
http://www.coleurop.be/template.asp?pagename=histrector&sub=fragniere_fr

 
La religion et le pouvoir
de Gabriel Fragnière
"Ce livre apporte un éclairage original sur la place particulière que tient la civilisation occidentale dans la grande confrontation mondiale qui caractérise la rencontre des religions et des cultures en ce début du XXIe siècle. Les rapports qui se sont développés au cours des siècles entre le pouvoir politique et la religion chrétienne expliquent dans une large mesure la nature de certains problèmes actuels.
En retravaillant des études publiées précédemment sur les rapports entre la religion et le développement de la démocratie politique - notamment des extraits de son ouvrage Le Royaume de l'homme (Genève, 1973) -, l'auteur élargit ici la perspective pour tenter de donner une vision plus approfondie sur les origines, la nature et les solutions possibles des conflits de cultures et de civilisations qui caractérisent notre époque.
Car si la démocratie occidentale a pu se développer dans le cadre d'une évolution des valeurs favorables à une sécularisation progressive de la société, nous constatons actuellement des tendances ouvertement contraires, appelées la renaissance du sentiment religieux, le retour du divin ou la revanche de Dieu. Ceci révèle l'existence d'une évolution politique inverse qui enracine à nouveau la conquête du pouvoir dans des convictions religieuses. La démocratie et l'idée d'une liberté «laïque» sont-elles dès lors mises en question? Ce livre tente de répondre à cette question en analysant la nature du pouvoir spécifique des religions."
Extrait de Peter Lang Publishing Group
http://www.peterlang.com/index.cfm?vID=21268&vLang=E&vHR=4&vUR=6&vUUR=53

 

Jan De Volder

http://www.santegidio.org/news/rassegna/2004/1215_003080_NL.htm

 
Trialoog
Hendrik Hoet, Aharon Malinsky, Jamal Maftouhi,

Jan De Volder

Hoopvolle stemmen voor een angstige tijd

N.a.v. de moord op islamleraar Mohammed Achrak gingen een priester, een rabbijn en een imam in Antwerpen met elkaar in gesprek.
Ze noemden hun initiatief ‘trialoog’ en probeerden tot een vriendschappelijke dialoog te komen over tal van onderwerpen, religieus, maar ook maatschappelijk.
Nadat Yves Desmet en Staf Nimmegeers in hun Gesprekken in Jeruzalem in debat gingen over geloof en ongeloof, is dit een nieuw, fascinerend boek
dat het bewustzijn wil aanscherpen dat religieuze tradities niet gedoemd zijn om met elkaar in botsing te komen, maar dat een werkelijke ontmoeting en dialoog mogelijk blijft.
Een boek waar Antwerpen en Vlaanderen, waar de onverdraagzaamheid en de angst voor de andere hand over hand lijken toe te nemen, grote nood aan hebben. Ook voor jongeren!


Boekvoorstelling op 27 oktober 2005 :http://www.santegidio.org/archivio/libri/trialoog_NL.htm

 

 

Constantin Von Barloewen est né en 1952 à Buenos Aires, a grandi en Amérique Latine et en Europe. Il a été professeur à Harvard, Princeton puis à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales, à Paris. Il a occupé de 1993 à 1996 une chaire d’anthropologie et de sciences culturelles comparées à l’université de Karlsruhe. Directeur de plusieurs projets internationaux pour la Direction générale de la communauté européenne, des fondations Thyssen et Willy-Brandt, il milite dans ses textes et dans son action pour le dialogue des cultures, des religions. Son ouvrage Anthropologie de la mondialisation est un manifeste éloge de la diversité.
 
Anthropologie de la mondialisation
de Constantin Von Barloewen

Choc des civilisations, guerre des cultures, globalisation libérale : les grands mots qui définissent notre époque sont souvent synonymes de confrontation, de fin d'un monde, et n'offrent guère de perspectives d'avenir. Dans cet essai, CONSTANTIN VON BARLOEWEN propose un voyage exploratoire dans les cultures du monde, à la recherche des clefs intellectuelles et spirituelles susceptibles d'ouvrir les portes d'une civilisation fondée non plus sur la recherche du profit, le règne de la technique et le pouvoir du logos, mais sur le dialogue entre les cultures dans une civilisation de l'holos.
Anthropologie de la mondialisation est consacré aux cultures du monde, de l'Amérique latine au Japon, et aux rapports entre politique et religion en Amérique du Nord. CONSTANTIN VON BARLOEWEN y développe les principes d'une science culturelle comparée. Le regard d'anthropologue qu'il porte sur la mondialisation, phénomène jusqu'ici décrit sous l'angle économique, offre à cet ouvrage toute son actualité.

Extr. du site:http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_livre&no=751
en lire plus:

 


Albert Guigui est Grand Rabbin de Bruxelles et Grand Rabbin Attaché au Consistoire central israélite de Belgique. A ce titre, il joue un rôle particulièrement actif dans la vie associative, dans l'enseignement du cours de religion israélite. Il est membre de la Conférence des Rabbins européens et correspondant de plusieurs instituts. Auteur d'un grand nombre d'articles publiés dans différents livres et revues, il est aussi coauteur de divers ouvrages, parmi lesquels La santé face aux droits de l'homme, à l'éthique et aux morales, Editions du Conseil de l'Europe, 1996, et Sciences et valeurs : ombres et lumières de la science au XXIe siècle, Editions EDK, 1999.
 
Le Judaïsme. Vécu et Mémoire
de Albert Guigui

"En quelques trois cents pages denses, d’une écriture fine, de la même verve que ses discours, sans trop de fioritures car il aime aller à l’essentiel, avec simplicité, dans une langue compréhensible de tous, Albert Guigui nous fait découvrir les nombreuses facettes du judaïsme à travers les fêtes religieuses, les grands événements de la vie : naissance, bar ou bat mitsva, mariage, décès. Il nous offre ses réflexions sur les grands problèmes qui agitent notre monde : l’éthique et la liberté, la tolérance et des réponses à nos interrogations sur les questions médicales : don d’organes, acharnement thérapeutique, l’avortement, manipulations génétiques…

Albert Guigui a eu l'excellente idée d'enrichir sa réflexion par des exemples qui contribuent à nous éclairer davantage. Par exemple l'histoire du berger qui savait, pour toute prière, "Maitre du monde, Saches qui si tu avais des moutons et que Tu me les donnais à garder, je le ferais pour rien car je T'aime" et cette prière, toute simple, était plus agréée, car venant du coeur, que n'importe quel psaume marmonnée par coeur.

Ce livre est préfacé par le Professeur Julien Klener,Président du Consistoire Cental de Belgique et par Raymond Cahen, Président de la Communauté de Bruxelles.

Un livre important qui répondra à bien des questions "

Extr. du site:http://moise.sefarad.org/livre.php/id/173/ Moïse Rahmani

 


Bernard Bro, dominicain, docteur en philosophie, a été professeur aux Facultés du Saulchoir, directeur des Éditions du Cerf, prédicateur de Notre-Dame de Paris et responsable des émissions religieuses de France-Culture
 
La Beauté sauvera le monde
auteur(s): Bernard Bro

 

4e édition

Paru en : 1998

Des grottes de Lascaux aux figurations du mur de Berlin, les images nées du génie de l’homme traduisent une nostalgie de communion et un pressentiment du sacré qui habitent l’art de tous les temps. Fruit de quarante années de recherche et de fréquentation assidue des hauts lieux de l’art mondial, riche de plus de cent cinquante reproductions en couleurs, cet ouvrage propose un itinéraire. Il guide le regard vers l’invisible dans le visible. Il propose en outre une initiation magistrale à l’art contemporain. Il est proposé avec un index et d’importantes annexes.
La beauté sauvera le monde

Ce titre, nous l'avons emprunté à Dostoïevski. Augustin ne l'aurait pas renié, sauf qu'il l'aurait réservé à Dieu, car seul Dieu, la « beauté de toutes les beautés », a ce pouvoir de sauver le monde. Toute autre beauté n'en est qu'un pâle reflet, et aucune ne mérite qu'on s'y attache. On pourrait aussi bien parler, en ce qui concerne Augustin, d'une mystique de la beauté.

Alors que, dans notre monde, la beauté semble noyée dans un océan de laideurs, on pourra s'étonner du choix que nous avons fait. Parler de la beauté, n'est-ce pas incongru ? Au temps d'Augustin, les choses n'allaient pas mieux qu'aujourd'hui. Il avait quotidiennement sous les yeux le spectacle du mal et des malheurs. Mais il ne savait pas moins admirer la beauté sous toutes ses formes, et il savait qu'elle survivra à toutes les horreurs.

Dans les pires conditions d'existence, l'homme est resté un créateur de beauté. Il en garde la nostalgie et de nouveau se met à en rêver quand elle déserte notre monde. Ce numéro des Itinéraires Augustiniens ne fait qu'une place minime à l'esthétique d'Augustin, bien qu'il ait aussi proposé des réflexions théoriques sur la nature du beau. Ses préoccupations sont d'un autre ordre.

Que ce soit la beauté d'un paysage, d'un visage ou d'une ouvre d'art, Augustin ne s'y arrête guère. Le pasteur qu'il est devenu essaie de former les cour à devenir les « amants de la beauté spirituelle ». Il s'efforce dès lors d'arracher son auditoire aux séductions des beautés corporelles, sans les mépriser, et il a hâte de l'entraîner vers les beautés spirituelles, dont la splendeur est sans comparaison avec les beautés sensibles.

Si l'essentiel de ce numéro est centré sur la beauté, telle que la conçoit Augustin, on a toutefois voulu situer sa conception du beau dans un cadre plus large. On verra aussi combien sa place est aujourd'hui reconnue dans la formation de l'identité moderne. Alors que l'Europe est en quête de sa propre définition, l'héritage d'Augustin méritait de retenir l'attention.

Si le titre de notre éditiorial peut s'interprêter en des sens multiples, pour Augustin, il n'en est qu'un qui soit légitime. Nulle beauté, en dehors du Christ, ne sauvera le monde. Mais le Christ était-il beau ? Comment voir dans le Crucifié le reflet de la beauté de Dieu ? Temporellement, dira Augustin, il a perdu pour toi toute beauté, mais éternellement il n'a pas cessé d'être beau. En rendant à l'homme sa beauté première, il se révèle être le seul véritable créateur de beauté en ce monde.

Marcel NEUSCH
Augustin de l’Assomption

"LA BEAUTÉ SAUVERA LE MONDE"

L'homme est un mystère à lui-même ! Partout où il vit, il veut réaliser ce qu'il porte au plus profond de lui, une tension vers le Bien, le Vrai, le Beau, il veut transformer son milieu, il veut l'humaniser, il porte en lui des " nostalgies " : celle d'une harmonie perdue, d'un amour sans faille, d'une beauté sans mélange, qu'il va exprimer dans ses activités, son travail, ses techniques, son art !
La Révélation judéo-chrétienne nous apprend dans le Livre de la Genèse que l'homme ne s'est pas fait tout seul (hasard), qu'il ne s'est pas fait lui-même (auto-programmation) mais qu'il est l'objet d'une volonté qui est un amour, l'Amour originel ! Qu'il est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Cette " Image ", les Pères de l'Église l'ont vue dans son esprit, son intelligence, sa capacité de connaître et d'aimer, d'entrer en relation, et, par son travail, son art, sa culture, d'exprimer à l'extérieur ce qu'il porte à l'intérieur : désirs, tensions, rêves, élans les plus profonds.
Image défigurée par le péché mais que Dieu a restaurée dans le Christ . " Dieu, en modelant l'homme à son image et ressemblance, lui a confié la gestion de sa création ininterrompue. Chaque jour, par sa genèse humaine, c'est-à-dire par un effort progressif, l'homme est appelé à faire naître des œuvres qui soient le reflet de la Beauté si ancienne et si nouvelle ", écrit Émile Berthoud.
Tel est notamment le sens de l'art chrétien qui " appelle les hommes à rencontrer Dieu au fond d'eux-mêmes où Il les attend pour leur révéler la Beauté à laquelle aspire toute créature. Cet appel est permanent car la Beauté est
éternelle ! "1.

La Beauté, source de guérison !
Dans notre monde où nous faisons si souvent l'expérience du mal, de la laideur, du non-sens, il y a urgence pour nous tous, à redécouvrir l'aspect proprement thérapeutique du Beau mis en valeur par l'art. Le Beau est thérapeutique parce qu'il déclenche dans la société et dans l'homme une dimension de contemplation. Une culture sans beauté est une culture qui manque tout à fait de contemplation et d'intériorité. Le Beau est fait pour aller autour de lui, non pour toucher! Il se détruit quand on le touche. Le Beau est à contempler, il est de l'ordre de l'œil (donc de l'intelligence) et non de l'ordre de la main. Une culture sans beauté est une culture sans contemplation, une culture fermée.
La recherche du Beau dans l'art crée une culture de l'universel. Le Beau brise la solitude de l'homme, son enfermement. Il ouvre les fenêtres et les portes, il est incompatible avec la violence, il apaise, il rend serein, il me fait coïncider avec moi-même. Il est ainsi une thérapie contre les individualismes, les cloisonnements. Enfin, le Beau que recherche l'art (lorsqu'il est libéré de ses aberrations et de son désespoir) est profondément thérapeutique également parce qu'il crée le lien entre moi, les autres, le monde, l'histoire, la nature, le cosmos… il recrée des liens, il me relie, il est profondément religieux.

Le Beau ouvre une espérance
Celui qui se fixe dans le Beau entre nécessairement dans une tradition, dans ce que d'autres ont fait de beau avant lui. Il n'y a pas de beau sans lien avec le passé. Il implique l'avenir, une espérance. Il me fait agir : il est source de charité. Il guérit les blessures de l'économique, de l'utilitaire; il s'épanouit et il est le signe de la gratuité et de la surabondance divine !… "Observez les lys des champs", nous dit Jésus (Mt 7, 28 b).
Dostoïevski a dit : " la Beauté sauvera le monde! " … non pas d'abord la beauté esthétique, mais le Christ, qui est la seule vraie Beauté ; celle de l'Amour qui se donne et rachète et transfigure, et qui nous révèle le regard d'Amour du Père qui nous crée en permanence et qui nous fait beaux. À nous de rester dans cette lumière pour devenir toujours les artisans et les artistes de notre propre vie !
Ma prière rejoint tous les lecteurs de cet article afin que dans leur vie quotidienne, l'utilitaire et le " pratico-pratique " ne prennent pas tout l'horizon de leurs préoccupations, mais qu'ils perçoivent l'appel à être des révélateurs de la Beauté dont Dieu est la Source et qu'Il communique !
(Père Vincent)
(1) Émile BERTHOUD, 2000 ans d'Art Chrétien, éd. CLC


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dounia Bouzar, ancienne éducatrice, a consacré aux associations musulmanes un premier essai remarqué, l'Islam des banlieues (Syros, 2001). Elle a publié, en collaboration avec Saida Kada, L'Une voilée, l'autre pas, chez Albin Michel en 2003, qui a connu un grand succès. Anthropologue, chargée d'étude à la Protection judiciaire de la jeunesse, elle est la seule femme du Conseil français du culte musulman.

 
Monsieur islam n'existe pas. pour une désislamisation des débats

Auteur : Bouzar Dounia


Editeur : Hachette Littérature


«Monsieur Islam »n'existe pas! Telle est la réponse qu'il convient de faire à tous ceux qui font parler l'islam, ou qui parlent à sa place : jeunes militants musulmans, tout auréolés de leur fraîche science de l'islam, professant qu'il englobe par avance la modernité, le féminisme, la citoyenneté et même la laïcité; mais aussi institutions et instances politiques qui estiment que le comportement des jeunes est le « produit de l'islam ».
Pendant les vingt dernières années, on a demandé aux jeunes musulmans de laisser leur religion à la frontière pour devenir français. À présent, on accepte leur islam à condition de les réduire à une facette musulmane qui les définirait une fois pour toutes. Or, la question n'est pas de savoir « ce que l'islam dit ou ne dit pas », mais de comprendre pourquoi ce jeune, né en France, socialisé à l'école de la République, a envie de penser que « l'islam dit plutôt ceci ou plutôt cela ». Dounia Bouzar a mené pendant deux ans, pour l'INHES, une enquête auprès d'associations dirigées par des musulmans. Elle montre les diverses manières de vivre cet islam au quotidien, qui vont d'une volonté d'islamiser toutes tes activités à l'invention, au contraire, d'une manière musulmane de pratiquer les activités communes.
Ce livre, qui dérange les idées reçues sur les musulmans de France, donne pour la première fois la parole à ces jeunes issus de familles immigrées. Ils disent comment ils cherchent à être musulmans et à relire le Coran en vivant dans une société laïque. Le livre de Dounia Bouzar est plus qu'une contribution au débat : il devrait permettre de changer le regard porté sur ces jeunes musulmans francais.


 

 

 

 

 


Gabriel Fragnière

Licencié de Philosophie et Lettres de l'université de Lausanne, Gabriel Fragnière a poursuivi des études au collège d'Europe (Bruges) et deux années de recherches aux Etats-Unis (Histoire des religions). Il a obtenu un doctorat de Philosophie de l'université de Maastricht (Pays-Bas).
Il a connu, au niveau européen, une carrière de recherche et d'action dans les domaines de l'éducation, de la coopération universitaire, de la réflexion philosophique et des politiques sociales. Il est le fondateur des Presses interuniversitaires européennes (PIE).
Ancien recteur du Collège d'Europe, il a enseigné la sociologie de la religion au Centre d'études sociales de la Central European University, à Varsovie.
Il est actuellement président de l'Association européenne: Forum Europe des Cultures.

 
Le chemin et le regard
de Gabriel Fragnière

Récit philosophique sur l'homme et le divin.
Cette histoire personnelle se construit pas à pas au cours de longues années et témoigne d'un esprit soucieux de trouver des réponses aux mystères de la vie. Elle ne propose ni un traité systématique sur la science des religions, ni une construction rationelle sur la nature de Dieu, mais une rencontre très individuelle et spontanée avec la dimention spirituelle de notre culture, avec la dimension religieuse de la subjectivité humaine, avec la présence du sacré et de son pouvoir dans les signes mystérieux qui suggèrent quelque sens à l'aventure humaine. Elle propose enfin un autre regard sur la vie et sur la mort et s'ouvre sur la dimension secrète et universelle de la destinée de chacun. A l'époque où l'apparition de nouveaux comportements religieux semble mettre en question les fondements traditionnels de nos sociétés, la pertinence de cette réflexion apporte de nouvelles perspectives sur la rencontre possible et non-conflictuelle des cultures et des religions et sur la conception d'un humanisme responsable, s'adressant à tous mais respectueux des différences.

 


Imam Dr Abduljalil Sajid

Imam Brighton Islamic Mission;
Chairman Muslim Council for Religious and Racial Harmony UK;
Vice Chair Religions for Peace UK and European WCRP Board member;
Secretary Mosques and Community Affairs Committee of the Muslim Council of Britain (MCB);
Link Officer IFCG for National and International Inter-faith matters

8 Caburn Road, Hove, East Sussex, BN3 6EF, England
Tel: +44 (0) 1273 722438 Fax: +44 (0) 1273 326051
Mobile: +44 (0) 7971 861972
Email: sajid@imamsajid.com, imamsajid@yahoo.co.uk

 

Short Profile of community involvements of IMAM Dr Abduljalil Sajid

IMAM Dr Abduljalil Sajid is a leading British Muslim of Pakistani origin who is at present Chairman of Muslim Council for Religious and Racial Harmony UK, Chairman of Pakistan Welfare Association Sussex (PWA); Chairman Islamic Food and Nutrition Council UK; Chairman of the Muslim Marriage Guidance Council UK (MMGC), IMAM of Brighton Islamic Mission (BIM) and a member of IMAMS and Mosques Council UK, Executive Committee member of European IMAM and Religious Leaders Council; Treasurer of National Association of British Pakistani (NABPAK); Muslim Judge of Muslim Family Court, Secretary/Treasurer of the Sussex Muslim Society Trust Board, Chair of Muslim Council of Britain (MCB) Social Policy, Welfare and Regeneration Committee (1997-2002), Secretary Mosques and Community Affairs Committee of the Muslim Council of Britain (MCB) 2004- and Secretary of the Al-Hijrah Trust UK (1997-). He is member of the Commission on British Muslims and Islamophobia (1994-) adviser to the latest Report of the Commission on British Muslims and Islamophobia published on 2 June 2004, an adviser to Lord Nazir Ahmed of Rotherham on matters of faith and cross-culture. He is a member of the International Advisory Council of the Agenda for Reconciliation (AFR) of an International network of Initiatives of Change (I of C), Maimonides Foundation, Sir Sternburg Centre’s Dialogue Group, Black Jewish Forum and Three-faith Forum. He is Secretary of the Ethnic Minorities Representatives Council (EMRC) and a trustee of Black and Minority Ethnic Community Partnership. He is a Muslim Chaplain at Brighton and Sussex University Hospitals and South Downs Health NHS Trusts. He is a Vice-Chair of UK Chapter of World Conference of Religion and Peace (WCRP) and WCRP European Board member. He is European reprehensive of the World Council of Muslims Inter-faith Relations (WCMIR). He is an International Secretary of the Executive Committee of World Congress of Faiths (WCF); National Association of SACRES; National Council for the Welfare of Muslim Prisoners (NCWMP) (1999-2001) and the Inter-faith Network UK (2000- 2002) and since year 2000 Ambassador of Peace of Inter-religious and International Federation for World Peace (IIFFWP) . He was founding Chair of Brighton and Hove Interfaith Contact Group (IFCG) 1995-2000 and currently IFCG’s National and international link Officer. He was Chair and Vice Chair of the Joint Council for the Welfare of Immigrants (JCWI) 1990-98 and Chair of Citizens Advice Bureaux’s (NACAB) Black Workers Group 1991-95. He was Assistant Secretary General of Union of Muslim Organisations (UMO) during 1980-94 and Trustees of Friends of National Association of Citizen Advice Bureaux’s (NACAB) and NACAB Council member 1990-94. He was an Executive Committee member of United Kingdom Immigration Advisory Services (UKIAS) during 1978-1995. He was an Executive Committee member of the Federation of Students Islamic Societies (FOSIS) and President of Students Islamic Society at London School of Economics 1977-80. He is the founding member of the Standing Conference of Jews, Christian and Muslims in Europe (JCM). He is a consultant to a number of statutory and voluntary agencies on race, multi-cultural and religious issues. His special interests include Freedom, Human Rights, Morality, and Social Justice, Inter-faith dialogue, Equality and responsibility. He opposes and campaigns against all forms of discrimination and oppression. In short IMAM Dr Sajid is a pre-eminent Muslim scholar, thinker, speaker, educator and mentor. His ideas are some of the most advanced in Muslim search for meaningful interpretation of Islam in the 21st Century (1.7.2004)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Islamophobia: issues, challenges and action
By IMAM Dr Abduljalil Sajid

A New report by the Runnymede Commission on British Muslims and Islamophobia Research by Hugh Muir and Laura Smith

Editor, Robin Richardson, Adviser, Imam Dr. Abduljalil Sajid
ISBN 1 85856 317 8 Price £12.99 92 pages A4 Due May 2004
Published in collaboration with the Uniting Britain Trust

The word Islamophobia was first used in print in 1991 and was defined in the 1997 Runnymede Trust report as ‘unfounded hostility towards Islam, and therefore fear or dislike of all or most Muslims’. This follow-up report seven years on considers events and trends since 1997 and outlines essential things that still need to be done.

This report describes the nature of Islamophobia in modern Britain and the impact of September 11 and the ensuing wars. It stresses that a major challenge is to build constructive ways of airing disagreements and engaging in debate. It looks at four main areas of social, political and cultural life: recognition of Muslim identities in the census and the legal system tasks facing schools community cohesion at street and neighbourhood level and ways of affecting media coverage.

The book closes by citing the 60 recommendations that were made in the 1997 report and reviewing the progress that has, and has not yet, been made. It contains statistics, arguments, original research, interviews and facts, and a wide range of lively quotations. With its substantial bibliography and long list of useful websites, this is the authoritative publication on the subject of Islamophobia. Islamophobia – issues, challenges and action will be an invaluable practical guide for years to come and will be of interest to a wide range of professionals in education, government, law and the media.

If you decide to order this title, please take a note of the ISBN number, title and price, or print the page, so that you have the information ready to complete the order form. For further information contact:

Uniting Britain Trust C/O The Stone Ashdown Trust, 4th floor, Barakat House, 116-18 Finchely Road, London NW3 5HT

Trentham Books, Westview House, 734 London Road, Oakhill, Stoke on Trent ST4 5NP

Why TERROR — is there no alternative?
By IMAM Dr Abduljalil Sajid

Do we really understand the reasons behind the growth of terrorism, violence and suicide bombings? The widening gap between rich and poor, the plight of refugees, the injustices, humiliation and desperation suffered by millions, and the apparent indifference and arrogance of the West—all these have provided a breeding ground for bitterness and revenge.

The greatest danger is not the weapons, but the wells of hatred and anger, injustice and corruption that power the people that wield them. Everyone has a choice: to live in their own little world, building walls to keep out those who seem difficult—or to walk a while in another’s shoes and experience their world.

The 19 who struck on September 11, 2001 had a fanatical aim. The 19 Muslims in this booklet show another way to fight for justice, freedom and peace. Or will hate continue, and terror pervade the whole world? The choice is ours.

A5 44 pages Compiled by Imam Abduljalil Sajid
Published by CAUX BOOKS
ISBN 2 88037 600 9
£2-00 postage 50p, or 10 for £15; 25 for £30 plus postage


Trinh Xuan Thuan

Trinh Xuan Thuan est astrophysicien, professeur à l'université de Virginie. Il a écrit " La mélodie secrète ", L'infini dans la paume de la main ," Le Chaos et l'Harmonie ".

La solidarité universelle : la mondialisation à la fois du point de vue d'un astrophysicien et d'un éducateur.

Un concept essentiel qui a émergé de la cosmologie moderne est celui de notre interdépendance avec l'univers, avec notre planète et avec tous les êtres qui y vivent. Issus d'un univers né dans une fantastique déflagration appelée "big bang", il y a environ 14 milliards d'années, qui a donné naissance à l'espace et au temps, nous partageons tous la même histoire cosmique et nous sommes tous connectés à travers l'espace et le temps. Descendants de l'Homo Habilis apparu il y a 1 million 800 000 ans en Afrique, 99,95 % de nos gènes étant semblables quelque que soit la couleur de notre peau, nous sommes tous reliés génétiquement. La réalisation de cette interdépendance globale devrait développer en nous un sentiment de compassion et de responsabilité universelle envers notre belle et fragile planète et tous les autres êtres vivants, et nous faire comprendre que notre bonheur dépend du bonheur des autres.

L'éducation est l'un des moyens les plus efficaces pour manifester nos sentiments de compassion et l'un des plus puissants pour combattre la pauvreté et la misère. Elle donne aux gens le moyen d'améliorer leur sort et la chance de faire entendre leur voix. Elle est vitale pour réduire la pauvreté, et pour s'engager dans la voie de la croissance économique et de la démocratie.

http://perso.wanadoo.fr/patrick.guenin/cantho/infovn/thuan.htm

 

Origines
La nostalgie des commencements
Trinh Xuan, Thuan

Documents

"Notre univers a une histoire, et celle-ci nous concerne au plus haut point puisqu'elle débouche sur nous. L'épopée du cosmos est aussi la nôtre.

Les avancées scientifiques du siècle dernier ont changé de manière radicale la conception de nos origines. Nous disposons aujourd'hui d'une grande fresque historique, toujours magnifique, et sans cesse envoûtante. Jamais cette histoire de nos origines ne fut déployée sur un temps si long - quelque 14 milliards d'années - ni dans un espace aussi vaste. Jamais elle ne fut si vraie, puisque toutes les sciences, de l'astrophysique à la neurobiologie, de la physique à la chimie en passant par l'anthropologie, la primatologie et la géologie, concourent sans relâche à l'élaborer et à l'affiner.

Cet ouvrage a l'ambition de raconter dans un langage simple et clair cette grandiose épopée, de la naissance de l'univers jusqu'à l'émergence de la vie et de la conscience, en passant par la formation des galaxies, des étoiles et des planètes. Il veut être aussi un livre qu'on feuillette pour la beauté de ses images. L'homme vivant entre deux infinis auxquels il n'a pas directement accès, ce livre se propose d'ouvrir au lecteur les portes de l'infiniment grand - galaxies lointaines, nébuleuses bariolées de la Voie lactée, planètes du système solaire - aussi bien que celles de l'infiniment petit - cellules vivantes, réseaux de neurones, double hélice de l'ADN -, et de lui révéler de multiples et nouveaux aspects de la splendeur du monde."

 

 

 

 

 

 

L'infini dans la paume de la main
de Mathieu Ricard, Trinh Xuan Thuan



 
Le chaos et l'harmonie Trinh Xuan Thuan

Le chaos et l'harmonie Trinh Xuan Thuan
Un astronome comme Trinh Xuan Thuan, bouddhiste et homme de conviction, qui ose faire part publiquement de ses interrogations philosophiques, est un cas rare dans le monde des sciences. Ce cloisonnement entre le domaine de la science et celui de la réflexion spirituelle ou philosophique est renforcé par l’hyper spécialisation des scientifiques dans des domaines précis

"Si le savoir est du côté de l’expert, que nous reste-t-il ? Les émotions, l’intuition, la poésie, le sens de la beauté : tout ce qui ne peut pas être pris en compte par la science. Qui a le droit de parler, d’expliciter le monde ? A qui appartient l’Univers ? Pour Trinh Xuan Thuan, le regard symbolique et émotionnel a autant de valeur que le regard scientifique, bien que situé dans un registre différent. Une position remarquable car très rare, la presque totalité des scientifiques se défendant contre leurs propres émotions, au nom de l’objectivité et de la rationalité. Mais, selon mon expérience personnelle, le regard symbolique ou émotionnel n’est pas seulement respectable en tant que vision différente ; il constitue en soi un décryptage de la réalité, aussi valable que le décryptage par les sciences. Si la science nous situe comme observateurs du monde, nous sommes aussi sujets de celui-ci, ce qui signifie que nous sommes inclus dans l’Univers exactement comme une cellule dans un corps. Dans ce même rapport de l’infiniment petit à l’infiniment grand, l’Univers agit sur moi et j’agis sur l’Univers. L’expérience globale de la perception de l’Univers par tout être vivant (ce qui l’entoure, ciel, arbres ou lumière, et ce qui le relie avec cela) est le fondement de sa perception de sa réalité, donc l’assise même de sa vie. Ressentir, par exemple, l’influence de la Lune, c’est l’éprouver en réalité. Pourquoi alors se priver d’une expérience enrichissante – comme se visualiser en interaction avec la lumière du cosmos – sous prétexte qu’elle n’est pas reconnue comme réelle par la science ? Il ne s’agit pas ici d’un retour à la pensée magique, mais de l’affirmation de la présence de la conscience dans la réalité de la matière."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
Le secret de la vraie mélodie. Trinh Xuan Thuan

Le secret de la vraie mélodie.
"Je crois que l’univers a été spécialement réglé pour qu’émerge la conscience.
La science peut fonctionner sans spiritualité.
La spiritualité peut se développer sans la science.
Mais l’homme, pour être complet, à besoin des deux…
La terre poétique et la terre scientifique sont une seule et même terre.
La vue scientifique, la vue artistique et la vue mystique sont des regards sur le réel qui ne devraient pas se contredire, car il n’y a qu’un seul réel.
Si tout est cohérent, ces visions devraient pouvoir se rejoindre quelque part.

Science unificatrice.
Au fur et à mesure que la physique progresse, on découvre des connexions entre des phénomènes que l’on pensait à priori séparés.
Ainsi au 19ème siècle, la fusion entre l’électricité et le magnétisme donne naissance à l’électromagnétisme.
L’optique s’unifie à l’électromagnétisme lorsque Maxwell découvre que les ondes électromagnétiques ne sont autres que des ondes de lumière.
Au 20ème siècle, Einstein dit que « le temps a des airs d’espace et que l’espace à des airs de temps » et démontre, par sa théorie de la relativité, l’interdépendance de l’espace et du temps.
Les physiciens espèrent découvrir une théorie du Tout qui unifierait les quatre forces fondamentales qui contrôlent l’univers ( force de gravité, force électromagnétique et les forces nucléaires fortes et faibles ).

Univers programmé.
Je crois en l’idée du principe anthropique, selon laquelle l’univers a été réglé très précisément pour l’émergence de la vie et de la conscience.
Je pense que l’univers contenait en germe, dès le début, les conditions requises pour l’arrivée d’un observateur.
L’harmonie du monde avait besoin de l’homme pour l’appréhender.
Pour moi, l’univers n’a pas de sens s’il n’y a personne pour le regarder !
Jusqu’à nouvel ordre, dans l’univers, l’homme est le seul être capable de penser et nous avons la grande responsabilité de ne pas nous auto-détruire ( Note pym : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’homme possède un double pouvoir divin : celui de son autodestruction totale et le contrôle génétique ).
Nous sommes liés à l’histoire de l’univers.
Aux étoiles, nos ancêtres ( nb : nous sommes des poussières d’étoiles, au sens propre du terme ).
Nous sommes tous fait de la même poussière stellaire.
Et les problèmes comme le réchauffement de la terre ou la destruction de la couche d’ozone devrait se résoudre à l’échelle planétaire.
Les divisions entre les pays n’ont plus de sens.
Nous devons désormais avoir une vision cosmique et globale et le sens d’une responsabilité universelle envers notre planète.

Télescope et méditation.
Mon cœur ne peut s’empêcher de battre à grands coups quand je vois se dessiner sur l’écran de télévision de l’observatoire l’image d’une galaxie lointaine relayée par le télescope.
Je ressens un immense sentiment de connexion cosmique, car la lumière de la galaxie qui me parvient là est partie il y a des milliards d’années –avant même que le soleil soit né, avant même que les atomes de mon corps soient fabriqués par l’alchimie nucléaire d’une étoile massive.
La beauté et l’harmonie de l’univers que je perçois avec mon télescope me renforcent dans l’idée que l’univers à un sens, qu’il n’est pas le fruit du pur hasard. "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Habib AFFES,

Habib Affes est docteur en Sciences de l'Education et diplômé en Etudes Arabes et Islamiques. Il a longuement réfléchi sur la rencontre de l'Islam et du monde occidental. Il participe en tant qu'expert à diverses commissions attachées à l'ISESCO (Organisation Islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture). Directeur du magazine trimestriel " Colombus ".
Il est l'auteur, entre autre, de " J'apprends l'arabe ", un ensemble pédagogique d'apprentissage de l'arabe pour enfants non-arabophones. Il a collaboré à la rédaction de l'ouvrage : " L'Education ", collection : " Ce qu'en disent les religions ", Sous la direction de Jacques Scheuer, avec Guy Coq, Véronique Crombé, Michel Serfaty et Bertrand Vergely, Editions de l'Atelier, 2003.

 
L'éducation dans l'Islam durant les deux premiers siècles (Ier et IIe/VIIe et VIIIe siècles) de Habib AFFES,

Tome 1
Préface par
Gilbert Grandguillaume
Professeur à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

 

L'éducation revêt, dans le passé historique et le futur projeté de l'Islam, une importance capitale. Elle imprègne, à l'heure actuelle, tous les débats relatifs à l'affirmation d'une identité musulmane. Pourtant l'évolution qu'a connue la conception de l'éducation islamique durant la longue période qui s'étend entre la période d'essor et celle dite de " décadence " de l'histoire du monde musulman dans son ensemble, reste encore mal connue. Tout au long de cette histoire, cette conception de l'éducation a connu des variations entre l'essor et la stagnation. L'étude de ces variations et la détermination des facteurs d'essor et celles de stagnation sont très important. Ignorer cette évolution rend difficile la différenciation entre ce qui relève des fondements de cette conception dans le Coran et la Tradition du Prophète et ce qui relève des interprétations et des recherches personnelles des savants musulmans, dictées par la nécessité et les problèmes de leurs temps.
Le présent ouvrage se propose, d'une part, d'analyser et de comprendre la genèse de la conception de l'éducation en Islam : son fondement théorique dans le Coran et la Tradition du Prophète, et d'autre part, de retracer les étapes majeures de son évolution au sein de la civilisation arabo-musulmane durant les deux premiers siècles. Il est destiné à tous ceux qui veulent s'informer sur l'histoire de l'éducation dans une religion qui conserve son actualité.


 
Les écoles éducatives
(du IIIe au VIe/IXe au XIIe siècles)
de Habib AFFES,


Tome 2
Préface par Gilbert Grandguillaume

 

 

 

 Ce deuxième volume prend la suite, dans la même série, de l'ouvrage : L'éducation dans l'Islam durant les deux premiers siècles (Ier et IIe/VIIe et VIIIe siècles). Il traite de l'évolution de la conception de l'éducation durant la période qui s'étend sur les siècles suivants : du IIIe au VIe/du IXe au XIIe siècles. A partir du IIIe/IXe siècle, une nouvelle culture et une nouvelle société surgissaient de la rencontre des grandes civilisations, hellénistique et persane principalement, qui régnaient en cette région : la culture de l'Islam. Grâce à la grande circulation des idées et des échanges d'expériences, on assiste à l'éclosion et à l'essor des écoles éducatives. Il s'agit principalement de celles des jurisconsultes et traditionnistes, des philosophes, des mystiques et des ash'arites. A chacune de ces écoles correspondait une manière de concevoir la vie religieuse, une manière de raisonner, voire une manière d'éduquer.
Cette époque représente en effet une étape essentielle de l'histoire de l'éducation, et voit naître quelques-uns des plus grands noms de la pédagogie en Islam. Amorcé deux siècles auparavant, cet effort se poursuit sans relâche durant quelques siècles encore. Les compétitions doctrinales entre les différentes écoles ont permis à l'éducation de se renforcer. Celle-ci devait enrichir ses finalités, améliorer sa méthode, réorganiser son programme.
Le présent ouvrage est destiné à tous ceux qui veulent s'informer sur l'histoire de l'éducation dans une religion qui conserve son actualité.